• Tu sais, ils sont passés.
    Un jour, un souffle et il reste de la poussière
    Sur le bord du chemin il n'y a rien.
    Qu'un peu de sable gris ou blanc : rien.
    De leur cris, de leurs cavalcades, de leurs biens
    Ne reste que la poudre de leurs os blanchis.
    Ils s'étaient levés, avaient lancé leurs cris.
    A la face du ciel,
    Ils ont jeté leurs désirs
    Et sous le soleil,
    Ils les ont vu mourir.
    Et toujours et encore un nouveau vient
    Et passe.
    Que peux tu dire : rien.
    Ils passent.


    votre commentaire
  • Hé mes mots tu ne les comprends pas,
    Mes maux tu ne les cherches pas.

    Aux tréfonds de moi,
    Viens donc! Cours! Poursuis moi !
    Chasse mon âme, chasse mon cœur jusqu'à m'essouffler!
    Et nous pourrons boire à nos amours oubliées.

    Si tu te retournes la grâce d'un instant.
    Que ton bras ou ta main s'attardent encourageant,
    Je le ferais,
    J'arracherais les voiles de ton âme.
    Je te mettrais,
    A nue. A nue toute entière ma belle dame,
    Je violerais,
    Toutes tes apparences pour que tu nous condamnes,
    A la vérité.

     


    votre commentaire
  • Ce n'est pas seulement beau, c'est tristement vrai.
    Ah trentaine, quand on peut lire en arrière,
    Parfois sa vie ou parfois juste sa carrière.
    On commence à vouloir tirer un ou deux traits.

    Et bien souvent alors la colère arrivant,
    On regarde son histoire pleine de bavures
    On rage, on reprend, et on sème de ratures,
    Le livre qui attend le chapitre suivant.

    Laissons maintenant s'envoler au loin les rêves,
    Ce ne sont pas des adieux mais juste des trêves,
    Rêveur tu les rattraperas facilement.


    votre commentaire
  • De ma coupe sur la table le vin se vide,
    Au fond je jette un œil où seule s'apitoie,
    Une larme. De compassion je remplis et bois,
    Mon verre. Que tu es amer mon vin trop limpide!

    Pourtant tu le sais bien, je ne peux te haïr,
    Mon humeur est comme ton goût, c'est l'aigreur de l'ère,
    Du temps. Dans ton fond se peint une prière
    Que veux tu mon ami, j'y répond sans repentir.

    Je lève à mes lèvres ma coupe écarlate,
    Et je vois le reflet d'un visage que j'écarte,
    D'un trait. Tu brules, mais ta chaleur me fait sourire.


    votre commentaire
  • Regarde c'est le temps des étoiles,
    Et la douceur flotte dans l'air
    Soulevant doucement les voiles
    De quelques rêves éphémères.

    Vois, c'est le temps des amantes,
    Et des offrandes des poètes,
    Qui laisssent des roses piquantes,
    Comme autant de promesses secrètes.

    Les étoiles tomberont bientôt,
    Comme les passions des amants,
    S'étreignant derrière les rideaux,
    S'éteindront sous peu pour un temps.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique